Oubliez ce que vous croyez savoir sur la discrétion des palaces : derrière les murs ocres de la Mamounia, la lumière vient enfin percer les secrets jalousement gardés de l’une des adresses les plus emblématiques de Marrakech. Dans le microcosme feutré de l’hôtellerie de luxe, il n’est pas rare que la propriété réelle d’un établissement reste en marge des projecteurs. Les palaces, parfois adossés à des groupes internationaux, parfois propriété de fortunes discrètes, cultivent l’art du secret, protègent leurs actionnaires derrière des sociétés-écrans ou orchestrent des passations de main en toute discrétion.
Dans ce contexte, la récente révélation concernant le propriétaire de la Mamounia suscite un intérêt particulier. Ce dévoilement permet d’éclairer la stratégie et l’identité d’un acteur clé du secteur, tout en offrant de nouveaux repères pour évaluer et comparer les grandes adresses hôtelières du marché.
Pourquoi La Mamounia fascine-t-elle les amateurs d’hôtels de luxe à travers le monde ?
Difficile d’évoquer la Mamounia Marrakech sans mettre en avant ce mélange rare d’héritage et de modernité qui façonne son aura. À deux pas de la place Jemaa el-Fna et du centre-ville, le palace s’abrite derrière d’imposants murs couleur argile. Ici, le tumulte de la ville s’efface pour laisser place à un havre de paix soigneusement préservé. Chaque élément, des zelliges traditionnels aux plafonds finement ouvragés, des stucs aux jardins plantés de palmiers centenaires et d’orangers, raconte l’histoire d’un Maroc raffiné.
Les voyageurs avertis ne viennent pas ici seulement pour dormir. Ils cherchent une expérience où l’hôtel dépasse le cadre classique du séjour. Les jardins luxuriants inondés de lumière, la piscine que l’on ne présente plus, la vue grandiose sur l’Atlas : tout invite à la détente profonde. Le service d’exception se lit dans chaque détail, chaque sourire, chaque geste, à la hauteur des attentes d’une clientèle cosmopolite rompue à l’hôtellerie de luxe.
À la Mamounia, le luxe ne se limite pas à la décoration. Les prestations parlent d’elles-mêmes : spa imaginé par Shiseido, tables orchestrées par Pierre Hermé ou Jean-Georges Vongerichten, salons feutrés, bars mythiques. L’hôtel s’impose comme une référence mondiale. Ici, la vue sur les montagnes de l’Atlas prolonge un sentiment rare d’exclusivité. Ce lieu ne se contente pas d’abriter des voyageurs : il offre une expérience sensorielle hors du temps, fidèle à l’esprit de Marrakech, toujours en mouvement.
Les secrets d’un établissement mythique : histoire, architecture et services d’exception
Depuis 1923, La Mamounia façonne l’art du raffinement à Marrakech. Son histoire commence sur les terres du jardin Arsat Al Mamoun, un cadeau royal du XVIIIe siècle. Les architectes Henri Prost et Antoine Marchisio y ont inventé un style unique, croisant influences mauresques et touches Art déco. Les rénovations successives, orchestrées par Jacques Garcia, puis par Patrick Jouin et Sanjit Manku, ont préservé cette identité tout en l’inscrivant dans la modernité.
Le lobby accueille les visiteurs sous le regard du chandelier du centenaire, pièce monumentale signée Jouin et Manku, fabriquée par Lasvit et inspirée des symboles amazighs et de l’art marocain. L’hôtel s’organise autour de 135 chambres, 71 suites et 3 riads, où chaque espace met en valeur matériaux nobles et savoir-faire artisanal.
Côté gastronomie, voici les tables qui font rayonner l’adresse :
- L’Italien et L’Asiatique, deux univers chapeautés par Jean-Georges Vongerichten
- Le Marocain, sous la direction du chef Rachid Agouray
- Le Menzeh et le salon de thé, créations de Pierre Hermé
Le spa La Mamounia by Shiseido, les bars Churchill, Majorelle ou Œnothèque complètent le tableau. Ici, chaque prestation invite à la découverte sensorielle. La Mamounia ne se contente pas de suivre les codes du luxe : elle imprime sa marque, entre tradition vivante et innovation maîtrisée.
Qui détient réellement La Mamounia ? Enquête sur la propriété et les coulisses du palace
Dans le paysage de l’hôtellerie de prestige, peu d’établissements suscitent autant d’interrogations sur leur propriété. Fidèle à sa légende, La Mamounia a longtemps entretenu le mystère. Mais aujourd’hui, les faits sont clairs : le palace appartient à l’Office National des Chemins de Fer du Maroc (ONCF), bras armé public du réseau ferroviaire marocain.
Ce choix de gouvernance fait figure d’exception. La Mamounia échappe aux grands groupes internationaux et préserve son indépendance. L’ONCF, gardien discret, veille à la destinée du lieu tout en exigeant rigueur et excellence dans la gestion. La direction, incarnée par des figures comme Didier Picquot puis Pierre Jochem, orchestre le palace avec une équipe chevronnée, formée aux standards de l’hôtellerie mondiale de haut vol. Le résultat ? Une alliance rare de tradition marocaine et de savoir-faire international, sans concession à l’uniformité.
Dans les coulisses, l’organisation est millimétrée. Les axes stratégiques se décident à Rabat, siège de l’ONCF, alors que le quotidien du palace repose sur une direction aguerrie. Ce modèle, où le secteur public pilote un établissement d’exception, intrigue et force le respect. La Mamounia cultive ainsi une identité singulière, loin des standards dictés par les géants de l’hôtellerie, et s’impose comme une référence de long terme sur la scène mondiale.
Hôtel du Couvent à Nice et Sultana Marrakech : quelles alternatives prestigieuses pour un séjour inoubliable ?
Pour ceux qui souhaitent explorer d’autres adresses où raffinement et expérience unique sont au rendez-vous, deux établissements se détachent nettement. Sur la Côte d’Azur, l’Hôtel du Couvent s’inscrit désormais parmi les références. Installé dans un ancien couvent patiemment restauré, il associe la sobriété de la pierre blonde à des touches contemporaines bien pensées. Les jardins, le cloître revisité et les suites épurées offrent un luxe discret. Le tout, à l’écart de l’agitation de Nice, sans pour autant sacrifier l’accès au centre-ville.
À Marrakech, face aux remparts sud de la médina, La Sultana se distingue auprès des amoureux d’intimité et d’authenticité. Ce palace confidentiel réunit plusieurs riads d’époque, restaurés dans le respect de l’artisanat local : marbres, zelliges, boiseries sculptées. Les terrasses panoramiques ouvrent sur des vues imprenables, tandis que le service personnalisé, la table de renom et le spa inspiré des traditions marocaines créent une expérience à part.
Voici ce que proposent ces deux alternatives d’exception :
- Hôtel du Couvent : atmosphère patrimoniale, jardins cachés, tranquillité garantie.
- Sultana Marrakech : riads historiques, accueil marocain, espace bien-être inspiré de l’Orient.
Chacune à sa manière, ces adresses incarnent le juste équilibre entre exigences contemporaines et respect du caractère des lieux. Plus qu’un séjour, elles ouvrent la porte à des parenthèses rares, où la découverte et le luxe se répondent sans jamais se trahir.


