Mohammed V International Airport en 2026 : nouveautés, services et projets à venir

5,3 millions de passagers : c’est le trafic qu’enregistrait l’aéroport Mohammed V en 2022, alors que ses installations étaient déjà sous tension. D’ici 2026, Casablanca s’apprête à changer de dimension, et à bousculer la hiérarchie régionale. Le nouveau terminal, dont le chantier a démarré il y a deux ans, franchit désormais la barre des 50 % d’avancement officiel. Plus de 5 milliards de dirhams sont mobilisés par l’État marocain et l’Office national des Aéroports, pour que la plateforme puisse accueillir jusqu’à 20 millions de voyageurs chaque année.

Ce projet d’envergure ne se limite pas à une extension en surface. Il s’inscrit dans un vaste plan de modernisation qui doit hisser l’aéroport Mohammed V parmi les têtes d’affiche du transport aérien régional et international. L’introduction de nouveaux services, la refonte des installations, mais aussi la mise en place de partenariats stratégiques avec des acteurs majeurs : tout est pensé pour renforcer la compétitivité et l’attractivité de la plateforme. L’objectif ? Faire de Casablanca un point de passage incontournable et hisser le Maroc au rang de hub aérien reconnu.

Ce que le nouveau terminal du Mohammed V International Airport va changer pour Casablanca et le Maroc

Le visage de Casablanca s’apprête à se transformer, porté par ce terminal nouvelle génération. L’Office national des aéroports (ONDA) pilote cette extension avec une ambition claire : absorber la hausse continue du trafic aérien, jusqu’à 20 millions de passagers par an, et affirmer le Maroc comme une place forte du transport aérien africain. Plus qu’un simple agrandissement, il s’agit d’un pari stratégique : s’aligner sur les standards des grands hubs mondiaux.

Ce changement va impacter la gestion des créneaux, augmenter la capacité d’accueil des compagnies aériennes et renforcer la coordination avec les autorités de navigation aérienne. De nouvelles lignes sont sur la table, en particulier à destination de l’Afrique de l’Ouest, de l’Europe et du Moyen-Orient. Le terminal a été pensé pour répondre autant aux besoins des voyageurs d’affaires qu’à ceux des familles : gain de temps aux contrôles, services connectés, accès facilité aux axes de transport majeurs, y compris la future LGV Kénitra–Marrakech.

Voici les principaux axes de transformation attendus :

  • Expérience passagers repensée : parcours plus fluides, gestion intelligente des files d’attente, accès à des services digitaux performants.
  • Impact régional : création de milliers d’emplois, dynamisation de l’écosystème des entreprises du secteur aérien, atout pour le tissu économique de Casablanca.
  • Synergies nationales : meilleure connexion avec le réseau des autres aéroports marocains, appui à la stratégie de développement du trafic aérien du pays.

Avec ce projet, l’aéroport Mohammed V s’impose comme la porte d’entrée privilégiée du Maroc, moteur de son attractivité et de son influence internationale.

Famille marocaine en voyage près du terminal

Où en sont les travaux et quels impacts économiques attendre en 2026 ?

Sur le chantier du nouveau terminal, les équipes avancent à un rythme soutenu sous la direction de l’Office national des aéroports. Les grandes étapes techniques s’enchaînent : terrassements, construction des structures principales, puis installation des équipements et du second œuvre. Plus de 1 200 ouvriers et techniciens sont mobilisés pour tenir le calendrier, avec une livraison prévue dès le second semestre 2026. L’investissement global approche les 6 milliards de dirhams, financé par un mélange de fonds publics, de partenariats et de crédits négociés avec les banques marocaines.

Mais l’impact ne se limite pas à la simple infrastructure. Le projet injecte un souffle nouveau dans tout un écosystème : sous-traitants du BTP, entreprises de services, fournisseurs d’équipements, restauration, maintenance. Cette dynamique ouvre la voie à de multiples opportunités pour les PME locales et consolide Casablanca comme point névralgique du transport et de la logistique régionale. D’après l’ONDA, la première année d’exploitation à plein régime devrait générer près de 5 000 emplois, directs et indirects, sur l’ensemble de la chaîne de valeur.

Pour mieux cerner les enjeux, voici les effets attendus :

  • Construction : progression visible des travaux, respect du calendrier, mobilisation des acteurs marocains.
  • Économie : afflux de capitaux, emplois créés, stimulation de l’industrie locale.
  • Rayonnement : attractivité retrouvée pour les investisseurs, mise en avant du territoire marocain à l’international.

À l’aube de 2026, Casablanca pourrait bien voir son aéroport jouer dans la cour des grands. Le compte à rebours est lancé, et l’enjeu dépasse largement la simple question des pistes ou des terminaux : il s’agit d’une nouvelle étape pour le Maroc, prêt à s’ouvrir encore davantage au monde.

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